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Un peu d'histoire.

     Dans la Grèce Antique, le figuier était présent dans de nombreux cultes comme celui de Demeter, déesse de l’agriculture. La tradition romaine veut que Romulus et Remus, les deux frères fondateurs de Rome, furent trouvés sous un figuier en compagnie de la louve. En France, on attribue l’implantation du figuier aux Phocéens qui vinrent coloniser les côtes méditerranéennes au VIème siècle avant JC.

Présente dès l’Antiquité, la figue s’est développée sur l’ensemble du pourtour méditerranéen. Au Moyen-Age, le terroir marseillais assurait une grande partie de la production française. Les nouveaux modes d’échange et surtout l’expansion de la ville conduisirent cette culture à disparaître. Les lieux de production se sont davantage tournés vers l’Est de la Provence et ont trouvé, dans le Bassin de Solliès, des conditions idéales pour leur développement.

C’est au XIXème siècle que la culture du fruit se développe. Au début de ce siècle, la figue n’est guère commercialisée mais reste essentielle pour l’alimentation locale. Les archives nous indiquent que les conditions climatiques de l’année 1853 furent particulièrement préjudiciables à la culture du figuier dans le canton des Solliès, ce qui eut des conséquences déplorables pour la population. L’arbre a une telle importance que, dans ces mêmes années, les communes ont pris des délibérations en vue de lutter contre la prolifération de la cochenille.

« La Vallée du Gapeau : le véritable jardin de la Provence ».

Il fallut attendre la fin du XIXème siècle pour que, profitant des liaisons ferroviaires et répondant aux demandes de la clientèle, l'agriculture locale s’oriente vers le système de culture actuel. Dans les années 1905-1910, les livres d’expéditions nous indiquent les tonnages de figues qui transitent par chemin de fer. En 1907, la gare de Solliès-Pont expédiait quotidiennement dix-huit mille kilos de figues en pleine saison. L’existence d’une telle demande et l'expédition des fruits vers Paris valut à la Figue le surnom de « Parisienne ».

En 1932, la production de figues atteint 1 260 tonnes tandis que la cerise ne dépasse guère les 1 000 tonnes. A partir du milieu des années cinquante, des vergers composés uniquement de figuiers se développent. Ces derniers sont dès lors entretenus de manière à assurer une cueillette piétonnière, moins contraignante. A partir de cette date, le Bassin de Solliès devient le centre unique de production de figues dans le Var. Parallèlement, la filière se structure ; une quinzaine d’agriculteurs crée la COPSOLFRUIT en 1961. La mise en marché, se faisant toujours par le biais des marchés locaux et des Halles, se développe en direction des grandes surfaces dès le début des années 70. A cette époque, notre terroir produit entre 2 000 et 2500 tonnes, exportées jusqu'en Europe du Nord.

Dans le milieu des années quatre-vingt, les producteurs renouvellent régulièrement leurs plantations afin de maintenir la production annuelle de 2 000 tonnes et, ceci, en dépit des années de gel ou de sécheresse.

A la fin des années quatre-vingt, les camions frigorifiques ont définitivement remplacé le chemin de fer. Dans ces mêmes années, la notoriété de la figue se renforce auprès des consommateurs français et fait une percée notable dans le monde de la gastronomie. Dans notre région, la Fête de la Figue est devenue incontournable. Nous vous invitons à nous y rejoindre en fin août de chaque année ! 

 

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